Publié dans 4ème, Semaine d'éducation et d'actions contre le racisme et l'antisémitisme, sortie scolaire

Visite et mémoire : sur les traces du port négrier de Bordeaux

Le jeudi 24 mars 2022 dans le cadre de la Semaine contre le racisme et les discriminations, les élèves de 4B, accompagnés de Mme Leroux, Mme Valero, Mme Houdebert et moi-même, ont passé une journée à Bordeaux.

Au XVIIIe siècle, le port de Bordeaux vit des colonies. Au siècle des Lumières, le port de Bordeaux est l’un des plus riches d’Europe. Bordeaux, deuxième port négrier de France après Nantes (450.000 esclaves déportés, environ 150.000 pour Bordeaux), doit à la traite une partie de sa richesse.  De nombreux Bordelais vivent dans les Caraïbes, et particulièrement à Saint-Domingue (Haïti) pour produire et faire négoce d’une foule de denrées, sucre, épices, rhum…
La ville elle-même garde de nombreuses traces de cette activité dans ses murs.

Ainsi le matin, les élèves ont visité les salles consacrées au XVIIIème au Musée d’Aquitaine. Une aile entière est consacrée à la traite des Noirs et au rôle de Bordeaux dans le commerce triangulaire. (pour en savoir plus cliquer sur ce lien : https://www.musee-aquitaine-bordeaux.fr/fr)

Après une pause au Jardin Public, la classe a rejoint Monsieur Karfa Diallo, président de l’association Mémoires et Partages (lien vers leur site et leurs visites : http://memoiresetpartages.com), devant l’école de magistrature. Au cours d’une promenade de près de deux heures au coeur de la ville de Bordeaux, depuis le fort du Hâ jusqu’à la statue de Marthe Adélaïde Modeste Testas sur le quai des Chartrons, Karfa Diallo leur a fait revivre avec un vrai talent de conteur les conditions de voyage, de travail, d’esclavage des Africains. Il explique comment la ville de Bordeaux s’est enrichie avec le commerce triangulaire, sans occulter l’histoire des princes africains qui vivaient de captures et revendaient leurs prisonniers aux Blancs européens au XVe siècle et sans nier l’existence millénaire de l’esclavage arabo-musulman dès le VIIe siècle.

Une journée riche qui s’est terminée par un message : ne jamais accepter l’inacceptable, ne jamais oublier que des êtres humains ont été traités comme de simple objets et que des formes d’esclavage existent toujours.

Voici quelques souvenirs en image de cette journée :

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